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Le portrait de Nadir Aouad

Le portrait de Nadir Aouad

Que sont-ils devenus ?

Parmi les premiers stagiaires accueillis à l'E2C Marseille en 1999 (parcours de septembre 1999 à juin 2000), Nadir Aouad, 37 ans, originaire des quartiers nord de Marseille, est conducteur de bus depuis près de six ans.


· Comment et pourquoi es-tu entré à l’École de la deuxième chance de Marseille ?

« Je n'avais pas de situation, j’avais quitté le système scolaire depuis l’âge de seize ans et j’étais complètement désorienté. Quelques personnes de ma connaissance y étaient inscrites et m’en avaient parlé. Un jour j’y suis allé j’ai postulé et Anna Rodriguez a validé mon entrée. J’avais enfin trouvé une motivation pour me lever le matin, un moyen de trouver un métier fait pour moi. »

· Qu’est-ce qui t’a marqué quand tu es arrivé ?

« Les moyens mis en œuvre pour nous, on était vraiment au centre de l’attention. J’ai même eu la chance de rencontrer Mme Édith Cresson qui venait régulièrement visiter l’établissement. Le cadre était radicalement différent de tout ce que j’avais connu. »

· Quels sont les objectifs que tu as pu atteindre grâce à l’E2C ?

« Ma personnalité a bien changé, je me suis responsabilisé, j’ai gagné en autonomie. Avec l’E2C je me suis créé un beau réseau professionnel, je suis sorti avec une solution pour mon avenir. Chose que je n’aurais jamais crue possible, je suis parti en Irlande pendant un mois, seul, pour apprendre à parler anglais. Cette expérience, ajoutée aux stages effectués dans l’hôtellerie et au réseau des anciens stagiaires et des entreprises de l’E2C, m’a permis de trouver un premier emploi dans le secteur hôtelier. J’ai par la suite voulu changer de rythme de vie et j’ai postulé à la RTM.
Depuis ce jour j’y suis et j’aime mon métier. »

· Ton conseil pour un stagiaire qui vient d’entrer à l’E2C Marseille ?

« Je rencontre souvent des stagiaires et ce que je leur dis reste valable depuis toutes ces années, encore plus dans le contexte économique actuel. C’est maintenant qu’il faut se réveiller ! Il faut te servir au maximum de la formation, mais surtout des contacts d’entreprises. Ce réseau tu ne le retrouveras nulle part ailleurs. »
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